STRUCTURES DU FRANÇAIS CONTEMPORAIN

    LES "FAMILLES" LINGUISTIQUES. LES LANGUES ROMANES
 

   A. Les "familles" linguistiques. 

        1. Asiatique-européen

                    Finno-Ougrien: finnois, estonien, magyar, lapon, samoyède

                         Altaïque: turmène, kirghiz, ouzbeck, kazakh, mongol, mandchou

                         Caucasienne: géorgien, tchéchène, kabarde, avar, [basque?]

 

          2. Indo-européen

 

               

         3. Chamito-sémitique

                      Sémitique: hébreu, arabe, amharique, tigré, éthiopien, araméen, syriaque, punique

                                 Egyptien: copte

                          Berbère: kabyle, chleuh, touareg

                          Couchitique: somali, galla, bedja

                          Tchadien:  haoussa

                          Soudan: songhai

       

          

         4. Nilotique           

                                Nilotique central: dinka, nouër, chilouk, a?oli, masaï, nandi

                          Nilotique nord: nouba

                          Nilotique ouest: baguirmi, morou

 

         5. Nigéro-congolaise  

                           Atlantique occidental: timmé, ouolof, foulbé

                         Mandingue: bambara, kpelle, loma, mendé, malinké

                         Kwa: fanti, baoulé, fon, yorouba, ibo, noupe, bassa

                         Gur: mossi

                         Branche centrale: zandé, sango, efik, tiv

                         Bantou: souhahéli, chona, ganda, ruana, bemba, tchagga, zoulou, swazi, tswana, sotho, xhosa, nyamwézy

                         Khoin: sandawe, hatsa, bochiman, hottentot

  

        6. Asie-Polynésie

                        Sino-tibétaine: tibétin, birman, garocoréen, bodo, naga, kachin, karen, chinois mandarin, chinois pijin, wou, cantonnais, miatsu

                        Coréo-japonais: japonais  [ryu-kyu], coréen

                        Kadaï: thaïlao, chan

                        Malayo-polynésienne: malais, indonésien, javanais, madouraï, batak, balinais, dayak, macassar, tagal, iloko, chamorro,   

                                                     malagashi, hawaïen, tahitien, samoan, maori, mélanésien

                        Papou: [dialectes de la Nouvelle-Guinée]    

                        Australienne: [dialectes des Aborigènes]

                        Dravidienne:  tamoul, télougou, brahoui, gondi, koui, santali, khasi, wa, khmer, vietnamien

 

        7. Américano-indienne

                    Algonquin-wakash:

                        Natchez-muskogee:

                        Iroquoise:

                        Sioux:

                        Caddo:

                        Esquimau-aléoute:

                        Salish-wakash:

                        Chinook:

                        Maya:

                        Zoque:

                        Uto-aztèque:

                        Atabaska:  Navaho

 

B. La "famille" indo-européenne.

 

  

1. Comment calcule-t-on l'age des découvertes archéologiques?

© Henriette Walter, L'Aventure des langues en occident, Paris: Laffont, 1994, 22.

 

    C'est la méthode dite du carbone 14 (ou carbone radioactif), mise au point par l'Américain Willard Frank Libby en 1949, qui a permis aux archéo­logues de commencer à donner des datations réelles, et non plus relatives, aux produits de leurs fouilles.

Elle repose sur le fait que, grâce à l'assimilation chlorophyllienne, tout le carbone des végétaux provient uniquement du gaz carbonique de l'atmo­sphère. Or, sous l'effet des rayons cosmiques, une partie infime, mais mesu­rable, du carbone contenu dans le gaz carbonique atmosphérique est transformée en carbone radioactif. Ce dernier, présent dans tous les végétaux vivants, se retrouve aussi, en raison de la chaîne alimentaire, dans les os des herbivores, puis dans ceux des carnivores. On peut donc mesurer ce qu'il en reste dans les objets de bois ou les ossements retrouvés dans les tombes. Uni­quement ce qu'il en reste car, dès qu'un arbre meurt, l'assimilation du gaz carbonique atmosphérique cesse, et le carbone 14 contenu dans le bois qui vient de mourir commence à perdre sa radioactivité, qui diminue de moitié tous les 5 730 ans environ. On peut alors, à condition qu'il s'agisse de matière organique, mesurer la radioactivité résiduelle d'un échantillon de fouille et en déduire son âge.

    La précision de la mesure suppose évidemment la constance, au cours des millénaires, de la proportion de gaz carbonique radioactif dans l'atmosphère. Pour tenter de déterminer les variations éventuelles de cette proportion, on a eu l'idée d'étalonner la courbe donnant l'âge d'une fouille en fonction de sa radioactivité par comparaison avec l'âge d'échantillons connus prélevés sur l'arbre le plus vieux du monde, le Pinus aristata de Californie, dont les cercles annuels de croissance permettent de remonter jusqu'à 3 000 ans avant notre ère. C'est ce qu'on appelle la dendrochronologie. Associée à la méthode du carbone 14, dont elle affine les mesures, elle est aujourd'hui complétée par d'autres méthodes, et en particulier par celle de la thermoluminescence, basée sur la radioactivité de l'argile cuite des poteries.

 

 

2. Le peuplement indo-européen:

 

Les Indo-Européens sont une famille de peuples qu'on ne peut définir par leurs établissements, mais par leurs langages. A l'exception des Basques et des Finno-Ougriens, tous les Européens parlent des langues apparentées : lan¬gues celtiques, germaniques, italiques, haltes et slaves. D'autres sont-mortes l'illyrien, le vénéte, le thrace, le phrygien, le hittite, le louwite, le tokharien et l'ancien indien. Le grec, l'arménien et les langues iraniennes existent encore. On divise ces langues en deux groupes Satem et Centum (groupes oriental et occidental). La différence est la repro¬duction de la palatale K, devenue S dans certaines langues (ex. : le chiffre 100 = sata en vieil indien, satem en avesta, hekaton en grec, centum (kentum) en latin).

 


Lieu d'origine : probablement entre l'Europe centrale et la Russie du Sud (et auparavant sans doute dans la steppe kirghize, dans le Kazakhstan, où ils voisinaient avec les peuples 'ouralo-altaïques). Il est impossible de le fixer avec plus d'exactitude. Il est erroné de parler d'une langue originelle ou d'une patrie originelle indo-européenne. On peut toutefois distinguer un groupe occidental et un groupe oriental. Outre la séparation, on peut aussi estimer que les langues ont été modifiées par mélange avec celles d'autres peuples.  Expansion des "Kourgaves"  (mausolé-tumulus des personnages importants -patriarcal).

 

 

 

Il y a pourtant eu une communauté indo-européenne à la fin de l'âge du bronze, mais elle s'est divisée en peuples distincts vers 2000. Ces migrations qui amènent la formation des premiers grands empires indo-européens au Proche-Orient et en Inde (société aristocratique avec chars de combat attelés, éléphants).

 

 

Aire d'expansion.

 

L'expansion de la civilisation de la poterie cordée (ou des «Haches de combat») est certainement en rapport avec celle des Indo-Européens en Allemagne centrale, où l'on trouve les premiers signes de leur civilisation. Une seconde expansion (vers 500 av. J.C.) recolonise des territoires déjà peuplés durant la première expansion (2000 av. J.C.). Les civilisations celtiques de Hallstatt (750 av. J.C.) et La Tène  (550 av. J.C.).

 

 

 

 

 


Économie. Une étude comparative de ces peuples montre que, dès une époque primitive, ils connaissaient l'or, l'argent, et le cuivre (lat. aes). Ils possédaient des animaux domestiques:chevaux, boeufs, moutons, chiens, chèvres et porcs. L'élevage aurait donc été l'élément économique dominant. En pénétrant dans des régions de civilisation supérieure, ils adopteront l'agriculture. Ils savent également tourner la poterie et tisser.


Société. Grandes familles patriarcales. Au-dessus de la grande masse, les chefs et leur suite s'occupent principalement de guerre et de chasse. Armes : hache, arc et flèches.


Religion. Dieux hiérarchisés avec un roi des dieux.

 

3. De l'indo-européen au latin:

 

 


4
. Du latin au français:

 

 

 

 

 

© Rebecca Posner, The Romance Languages.  New York: Doubleday, 1966.

 


 

©  Mario Pei. The story of Latin and the Romance Languages, New York: Harper & Row, 1976.