Contes Cajuns et Créoles

  Tirés de Cajun and Creole Folktales, by Barry Jean Ancelet

  ©Jackson: University Press of Mississippi, 1994

 Dans la grosserie

Il y avait deux malfaicteurs, une fois. Il y en a un, son nom, c'était Bouki, et l'autre, c'était Lapin. Et Lapin était tout le temps gras. Il était en bonne condition, et Bouki était tout le temps, tout le temps maigre.

Et un jour, Bouki dit, "Lapin, pourquoi t'es si gras?" Il dit, "Comment se fait que t'es tout le temps, tout le temps gras et en bonne condition?"

Ça se fait, Lapin lui a dit, "Si tu veux venir me joindre, à soir, je vas te montrer."

Ça se fait, Bouki a été le joindre. Lui et Lapin a parti. Il y avait un beau clair de lune. Ils ont arrivé à une grosserie. Et Lapin s'est trainé dessous la grosserie. Il a arrivé droit dessous le milieu du plancher. Il y avait une planche qu'était déclouée. Ça se fait, il a poussé la planche et il s'est trainé dedans la grosserie.

Il dit à Bouki, "Asteur, Bouki, tu vas te conduire." Et il dit, "Je veux pas tu fais un cochon avec toi-même!"

Ils ont arrivé à une grosse caisse, et ils l'ont ouvert. Et quand ils l'ont ouvert, dedans le milieu de la caisse, il y avait une jarre, elle était pleine de crème. Et Lapin a commencé à manger, mais Bouki était beaucoup gourmand. Il attrapait ça avec ses deux mains. Et il mangeait à pleine gueule. Ça lui tombait à chaque bord de la bouche.

Il dit à Bouki, il dit, "Bouki, je t'ai dit de pas faire un cochon avec toi-même." Et il dit, "C'est l'heure on gant"

Mais Bouki dit, "J'en ai pas assez."

Il dit, "On ferait mieux de s'en aller, le jour est après se faire." Il dit, "Le marchand va ouvert la boutique. On va se faire prendre." Il dit, "C'est l'heure on gons."

Mais bouki voulait pas gone. Ça se fait, Lapin a été, puis il a passé dedans la planche, et lui, il s'en a été, et Bouki a resté.

Il a mangé jusqu'à son ventre était au moment de casser. Et quand il a cru qu'il en avait assez, il est venu pour passer. Il pouvait plus passer. Le trou était pas assez gros pour lui passer. Il était pris.

Ça se fait, il a été. Il s'est caché dans le coin de la boutique. En même temps, le marchand est venu. Il a rentré. Il a vu les pistes de crème par terre, et tout quelque chose. Et il a été, et il a trouvé Bouki. Il était assis dans le coin de la boutique.

"Ah," il dit, "C'est toi, mon malfaicteur!" Il dit, "C'est toi qu'après voler ma crème aussi longtemps. Mais," il dit, "tu vas payer pour!" Il dit, "Faudra tu frobis le plancher. Faudra tu nettoyes toute ma boutique." Et il dit, "Faudra tu peintures."

Il l'a fait travailler toute la journée, toute la journée! l'après-midi tard, il lui a dit qu'il pouvait gone.

Ça se fait, Bouki connaissait ayoù il pouvait trouver Lapin. Droite dessous un gros chêne de mer. Il a été, Lapin était couché. Il était après dormir. Il l'a réveillé.

Ça se fait, Lapin a dit, "Qui c'est qu'il y a eu avec toi? Comment ça se fait tu ressembles si effarouché?" Il dit, "Tu ressembles abîmé!"

"Mais," il dit, "j'ai travaillé toute la journée, toute la journée." Il dit, "J'ai mangé assez, je pouvais pas passer en travers du trou et," il dit, "Le marchand m'a attrapé."

"Ah," il dit, "c'est ça je t'ai conté." Il dit, "Je t'ai dit, il fallait tu te conduis, puis pas faire un cochon avec toi-même." Il dit, "Tu vois, quand tu m'écoutes pas, comment c'est."

 

 

En haut la terre ou en bas la terre

 

Là, une autre fois (ils étaient associés, tu vois), ils ont fait une récolte. Ça fait, la première année, ils ont planté des patates, juste des patates. O! C'était beau, ces lianes de patates-là.

Ça fait, Lapin dit à Bouki, "Choisis ça tu veux, ça qu'est en haut la terre ou ça qu'est dans la terre."

Ça fait, Bouki dit, "Je vas prendre ça qu'est en haut la terre. C'est beau."

"Mais," il dit, "ôte tes lianes que je fouille mes patates."

Ça fait, il fallait Bouki coupe les lianes. Il a pas pu faire à rien avec ça, tu vois.

Ça fait, Lapin a fouillé ses patates. Bouki a pas eu à rien.

 

Ça fait, l'année d'après, ils ont planté du maïs. Le mais était beau. C'était magnifique.

Ça fait, Lapin dit à Bouki, "Well, rechoisis ça tu veux encore cette année. Je te donne à choisir."

"Mais," il dit, "tu me blufferas pas cette année. Je vas prendre ça qu'est dans la terre!"

"Mais," il dit, "prends ça qu'est dans la terre!"

Ça fait, Lapin a cassé son maïs. Bouki a fouillé. Il y avait rien dans la terre.

 

 

Les petits ouaouarons

 

Une fois, il y avait une grosse bande de petits ouaouarons. Les petits ouaouarons commençaient d'être joliment gros. Ils commençaient d'être assez gros pour sauter et aller trouver du manger et jouer.

Ça fait, un jour, la maman dit à les petits ouaouarons, "Je suis partie à la chasse et faut vous autres se comporter bien. Faut vous soies pas canaille, faut pas vous autres vas trop loin. Tu sais, il y a un tas de bêtailles qui peut vous manger."

Mais, après la maman était partie, les enfants, comme toute autre petite chose, monde ou bêtaille, ils vont jouer et le jeu les emporte. Ils ont joué et ils se sont éloignés de leur nid. Il y en a un des petits ouaouarons qu'a vu un gros boeuf, et le boeuf lui a fait peur, tellement il était gros. Il s'est sauvé, et quand il a arrivé chez lui, sa maman était déjà arrivée. Et elle dit, "Où tu sors, mon petit?"

Il dit, "Maman," il dit, "j'étais rendu loin! Et j'ai vu une bêtaille qu'était beaucoup grosse!"

"Mais," elle dit, "comment gros?"

Il dit, "Attends, maman," il dit, "je vais te montrer."

Il s'est gonflé et il s'est gonflé, et elle a dit, "Gros comme ça?"

Il dit, "Beaucoup plus gros," et il s'est gonflé et il s'est gonflé jusque tout à l'heure, il a gonflé de trop et il a cassé ouvert et il est mort et il a pas pu montrer à sa maman comment gros la bêtaille il avait vu était.

 

Froumi et Grasshopper

 

 

Ah, well, et ça semble vrai, tout ça, vous comprends? Une froumi travaille tout l'été. Il t'apé ramasser des quoi et pi il emplit une maison. Il mandé Grasshopper, comme ça, li dit, "Comment ça se fait to viens pas aider moi? Moi pourras donner toi quelque chose."

"O!" Grasshopper dit, "O non!" Li dit, "Moi, mo pas gain le temps pour embêter avec toi!" Li dit, "Moi joue l'accordéon pour mon living."

Froumi dit, "All right, go ahead, mais," li dit, "moi va, quand li parti, sauterelle, commencer mettre du manger à côté." Li met.

Et là, well, quand ça rivé dans l'hiver, il y avait la glace. Tout quelque chose té glacé! Vous comprends ça? Tout quelque chose té glacé! Froumi, li, té dans sa maison.

Li cogné, "Tac, tac, tac."

Li dit, "Hé, hé, hé, who's there?"

Li dit, "C'est moi, Grasshopper, let me in!"

Li dit, "To pas connais comment moi dis toi dans l'été-là? Moi travaille avec vous autres." Et li dit, "Tétais apé jouer la musique." Li dit, "O, poor Grasshopper, go and play for your living!" Li frémé sa petite porte, "Cabô!" Li té couché dans sa maison et Grasshopper té gelé. Yé trouvé li en haut les cannes mais. C'est pas vrai, ça? Hein?

Li travaille tout le temps l'été, mais quand ça fait froid, vous p'alé oir li. Vous peux passer en haut où li gain nique-là. Li dans sa maison, li. Mais Grasshopper, li dans l'été, c'est là li n-homme. C'est là li n-homme. Ça apé jouer, mais quand ça fait frette-là, li gelé, li voulait rentrer, mais Froumi dit li, "O non! Peux pas vini. O non!" Et ça semble vrai, hein? Il n'y a rien qu'est plus malin qu'une froumi, mais ça qu'est plus bête qu'un grasshopper?"

 

 

Rover va au collège

 

L'enfant a parti, il a été au collège beaucoup loin, dans un état différent que il restait. L'enfant est revenu. Son papa lui dit, "Comment l'école?"

Il dit, "Papa, c'est magnifique, l'école!" Il dit, "Tu devrais voir, Papa, quoi c'est ils taisent avec les chiens." Il dit, "Ils montrent aux chiens à parler. Ils montrent aux chiens à lire." Et il dit, "Toi qui aimes Rover si tellement, pourquoi t'envoies pas Rover au collège? Mais," il dit, "Papa, ça coûte un tas d'argent. Tu peux payer pour." Et il dit, "Comme tu aimes Rover si tellement, je serais content de l'amener."

"Mais," il dit, "mon garçon, on va faire ça!" Il dit, "Amène Rover. Mets-le à l'école." Il dit, "Je serais si content de l'entendre parler. Ça serait si une belle compagnie pour moi."

Ce fait, la semaine s'est passée. Les vacances a fini. Le garçon et le chien a parti pour aller au collège. Quand il a arrivé en chemin, il a fait quelque chose avec le chien; il l'a fait détruire. Toujours, quand il écrivait à son papa, il disait à son papa, "Papa, tu devrais voir comment Rover est après apprendre. Mais," il dit, "Papa, il y aurait besoin d'autre argent." Il dit, "J'ai pas assez d'argent. Ça prend, ça coûte beaucoup pour l'éducation à Rover."

Ce fait, le papa lui a envoyé de l'argent. Quand il écrivait, il disait, "Mon fils, com­ment Rover est après faire?"

"Papa, Rover est après faire si bien! II commence à parler."

Ce fait, l'heure était arrivée pour l'enfant revient pour les vacances. Et le père était anxieux de voir les progrès que son chien aurait eu fait. Quand l'enfant a arrivé, il dit, "Mon fils, et Rover, où est Rover?"

Il dit, "Papa, dis pas rien!" Il dit, "Je vas te dire un petit secret." II dit, "Rover était après devenir trop smart. Rover était après dire quoi t'avais fait, dans le dos à Maman!" Il dit, "J'ai eu pour m'en défaire, de Rover. Je voulais pas qu'il gâte ton mariage!"

"Mais," il dit, "mon garçon, t'as bien fait!" Il dit, "Ça aurait pas été bon que ta maman connaît qu'est-ce que j'ai fait dans son dos!"

 

 

Le voyageur

 

Une fois, il y avait un bougre qu'était beaucoup riche, et il savait pas qu'est-ce faire avec sa vie. Un jour, il a décidé de voir le pays. Il a voyagé de place en place, de ville en ville, et toujours, il avait intérêt de visiter les cimetières. C'étaient les choses qui l'intéressaient le plus. Il aimait voir tout d'autres choses aussi, mais toujours, à chaque place, c'était le cimetière qui l'attirait.

Un jour, il a arrivé à une ville. Elle était beaucoup grande. Il cherchaient pour trouver le cimetière. Il allait auprès les églises. Il ne voyait pas de cimetière, et il était tracassé.  Il passe à une maison, et voit un beaucoup vieux homme qu'était après pleurer. Il dit, "Voilà ma réponse. Je vas connaître là ayoù le cimetière est." Il a arrêté. Il dit, "Bonjour, le vieux."

Il dit, "Bonjour."

Il dit, "Je vois vous êtes en peine. Vous avez perdu quelqu'un de votre famille?"

Il dit, "Non, j'ai pas perdu personne de ma famille." Il dit, "C'est papa qui m'a fouetté!"

"O! Votre papa vous a fouetté," il dit. "Ouais, mais quel âge vous avez?"

"Mais," il dit, "moi, j'ai quatre-vingt-dix ans."

"Et," il dit, "euh, vous veux dire votre papa vit toujours?"

Il dit, "Ouais, mon papa est en arrière la maison après parler avec mon grand-père." Il dit, "Il a été le rejoindre à la cour et," il dit, "ils sont après parler en travers de la barrière, à la mode des vieux."

"Mais," il dit, "j'aimerais beaucoup de voir votre papa et votre grand-père!"

Ce fait, il a amené le voyageur pour rencontrer son papa et son grand-père. Et il dit, "Je suis intéressé de connaître où le cimetière." II dit, "Où je vas, c'est toujours les cimetières j'aime visiter, mais," il dit, "je vois à présent la raison que je trouve pas le cimetière." Il dit, "Le monde vit tellement vieux, il y en a pas pour enterrer!"

 

Le commis-voyageur

 

Les automobiles avaient commencé sortir et il y avait bien peu. Et le commis-voyageur avait une automobile, et il connaissait pas grand'chose pour entretenir l'automobile. Et toujours, sur sa route, l'après-midi était après s'avancer. Il a eu du tracas.

ll dit, "Qu'est-ce que je vas faire?

Personne autour d'ici pour moi aller chez eux pour coucher que je vois, et," il dit, "personne alentour connaît arranger le char."

Il a parti. Il a marché un bout sur le chemin. Il a vu une petite maison beaucoup loin. Il dit, "Je vas marcher à la maison." ll a marché. C'était la maison d'un habitant, et l'habitant avait un jeune garçon, et sa femme et lui qui restaient là.

Ce fait, là, il a conté l'histoire qu'il était en tracas et il connaissait pas comment, où il aurait couché et mangé, que personne autour connaissait arranger les chars.

"Mais," il dit, "on peut te garder coucher à soir, mais," il dit, "il faudra tu couches avec le jeune garçon. On a pas une chambre extra pour toi."

"O, mais," il dit, "ça, ça va me faire bien!" Il dit, "Je peux coucher avec le jeune garçon. Ça me fait pas rien."

Le soir, la femme a préparé un bon souper pour leurs moyens. Elle avait cuit plein. Quand ils ont eu fini souper, l'habitant dit, "Ici on va au lit bonne heure. Il faut se lever bonne heure, et on travaille dur." Et il dit, "Le petit garçon va te montrer où la chambre. La femme a préparé le lit."

L'enfant et l'homme a parti pour aller à leur chambre, et tout naturellement, l'enfant s'est déshabillé et mis son linge de nuit plus vite que l'homme. La dame avait mis un change de linge de nuit pour l'homme sur le lit. Il s'est habillé pour la nuit, et il a vu le petit garçon se mettre à genoux sur l'autre bord du lit, et appuyer sa tête sur le bord du lit comme si qu'il était après prier avec beaucoup de piété.

L'homme dit, "Moi, je suis pas un Catholique, mais il faudra je fais comme l'enfant." Il dit, "Je peux pas risquer d'offenser ce bon monde. Ils sont trop bons pour moi."

Quand il avait eu fini s'habiller, il s'est mis à genoux sur le côté du lit où lui, il était. Et le petit garçon s'est mis à rire. Et il riait, il riait. L'homme a levé sa tête. Il a dit a l'enfant, "Qu'est-ce que j'ai fait de mal?"

Et l'enfant continuissait à rire. Ça tracassait l'homme beaucoup. Il dit, "Dis-moi, donc, s'il vous plaît, quoi j'ai fait de mal?"

L'enfant riait toujours. "O!" il dit. "Le pot de chambre est ici, bord-là et," il dit, "Maman sera fâchée après toi!"

 

La jarre de cornichons

 

La jarre de cornichons

 

On conte l'histoire d'un vendeur, en premier les Model T Fords avaient sorti, ils étaient appelés des drummers. Ça allait habitation à habitation, et ça vendait des balais, des grandes affaires que le monde avait de besoin.

Alors ce jeune homme, un joli jeune homme, il a embourbé droit là dans une petite manche, pas loin d'un vieux bougre-là qui restait dans une habitation. Il a descendu de son char. C'était presqu'à la nuit. Il a demandé de l'aide. Et le vieux dit, "O, on pourra pas t'aider jusqu'à demain matin. Les mulets sont tous dans le clos et," il dit, "t'es invité de rester à la veille si tu veux." Il dit, "Moi, je suis un vieux homme. Je m'ai juste marié avec une jeune dame. Une jeune

femme, une bonne cuiserine, cuiseuse." Il dit, "Tu peux rester coucher avec nous autres."

"Mais," il dit, "j'apprécierais ça beaucoup, Monsieur."

Alors, ils ont eu un bon souper, et

durant le souper, la petite femme s'est élevée, elle a été attraper une jarre de cornichons de navets. Ça aimait les navets, ce monde-là, et particulièrement quand ils étiont en

cornichons avec du vinaigre. Et lui, il avait jamais goûté ça. Il a trouvé ça tellement bon,

il a mangé deux ou trois-là. Tout à l'heure, le vieux homme, ça l'a manière choqué.

Il dit, "C'est assez, on dirait. On a juste une—On a pas de trop. Si ça fait pas rien, on va arrêter de manger ça." Ça fait, il a serré ça dans le buffet. Mais le vieux dit, "Moi, je travaille dur. Faudra je vas me coucher. Une chose, mon garçon, il y en a juste un lit ici. Faudra on couche les trois dans le même lit. Si ça te fait rien, je vas me coucher dans le milieu."

"O, non," le jeune bougre dit. "Non."

Et il dit, "Moi, je travaille dur. Allons se coucher d'abord. On va se lever beau matin. On va aller sortir ta voiture, et puis là, tu pourras t'en aller."

Ça se fait, ils se sont couchés, et le vieux-là, ça a pas été cinq minutes avant il a commencé à ronfler. Mais la femme, elle, elle se tordait. Elle avait l'oeil sec. Et le jeune homme aussi, l'autre bord, là-bas, il pouvait pas dormir. Il était nerveux.

Tout d'un coup, la femme s'est levée assis dans le lit, puis elle a commencé à crier. Elle a réveillé le vieux bougre à coup de tapes, et puis elle lui dit, "Vieux, vieux, attrape vite le fusil et va vite au magasin là-bas." Elle dit, "Il y a un voleur de poules qu'est après voler les poules. Va faire quelque chose vite!"

Ça se fait, lui, il s'est réveillé tout à moitié endormi. Il a buté sur le pot de chambre. Il a attrapé le fusil, puis il a parti pour tout ça il y avait moyen à la cour de magasin. Elle a levé la lampe un peu, la méche de la lampe, et puis elle a regardé le bougre l'autre bord là-bas. Elle dit, "Acteur, c'est ta chance! T'auras jamais une chance comme ça de ta vie, garçon!"

Il dit, "Tu crois?"

"O, ouais," elle dit, "le magasin est loin. Ça va lui prendre un bon bout de temps." "Tu crois j'ai le temps?"

"Ouais!" elle dit. "Je te dis t'as le temps!"

Alors, il a sauté en bas du lit, et puis il a foncé à la cuisine, puis il a ouvert le buffet, et puis il a mangé tous les cornichons de navets qu'il a pu tandis que le vieux était au magasin.

 

Le hobo catholique

 

Il y avait un hobo qui avait pour demander à manger en quelque part et ils ont pas voulu lui donner à manger parce qu'il

était pas Catholique. Ça fait, il a rejoint un autre hobo. Il lui dit, "Si tu vas demander à manger là, dis t'es un Catholique, parce qu'ils vont pas te donner à manger si t'es pas un Catholique."

Il a arrivé, et il a demandé à manger. Ils lui ont demandé s'il était Catholique. "O, ouais!" il dit. "Mon père était un prêtre et ma mère était une soeur!"

 

Les hot-dogs

 

Il y avait deux nonnes qu'étaient venues d'Europe. Ça voulait venir dans l'Amérique parce qu'elles étaient jamais venues. Elles eétaient curieuses de voir et elles avaient jamais vu des hamburgers. Ça voulait venir pour manger des hamburgers. Elles sont arrivées à un hamburger stand, et ils étaient out. Ça dit, "Ça nous reste juste des hot dogs."

Ça fait, elles se sont regardées une à l'autre. Well, elles ont décidé elles auriont pris des hot dogs. Et il y une que, naturellement, il y a une qu'a été servie avant l'autre. Et elle a élevé son bun. Quand elle l'a élevé, elle l'a vite rebaissé.

Ça fait, l'autre est venue, la deuxième est venue. Elle dit, "Quoi ce il y a? Tu manges pas ton hot dog?"

Elle dit, "J'ai espéré voir quelle partie du chien toi, t'as eue!"

 

Régile Reed

 

Il était parti dans l'ouest. ll y a deux bougres qui l'ont ramassé. Ils lui ont donné un ride jusqu'à Houston qui était à peu près cent miles. Ça fait, quand ils ont arrivé à Houston, il dit aux bougres, il dit, "Vous autres étais assez bons de m'avoir donné un ride, je veux vous acheter chacun un bon steak. °

Ils ont été dans un restaurant et ils ont acheté trois steaks. Naturellement, il a pris le sien rare, tu connais. Et le sien a été paré avant. Ça fait, quand ils ont donné son steak, il s'est dépêché à manger vite. Il dit, "Moi, je suis pressé. J'ai des affaires à faire, mais je vas passer au cashier et je vas payer pour vous autres." Il dit, "Quand je vas vous pointer, vous autres vas élever vos mains pour elle connaître c'est pour vous autres j'ai payé."

 

Ça fait, il a été, il a pris un cigare. Il a pris à charrer avec la cashier un bout de temps. Là, tout à l'heure, il dit, "Écoute, les deux bougres là-bas vont payer." Et c'était trop loin pour eux autres entendre quoi c'est il disait. Et puis, il les a pointés au doigt. Eux, ils ont levé leurs mains comme si c'était okay. Et il a parti.

Régile était bon pour avoir des affaires comme ça. Je connais pas si c'était tout vrai, mais c'était bien composé quand ça sortait. C'était un bougre qui roulait un tas.