Roman hypertextuel composé par les étudiants                                                            

du cours FR 108  à Duke University

("Composition et traduction avancée", automne 2004 , J.-J. Thomas)

 

Chapitre I        

Tatou aimait les journées venteuses de Paris en automne. Il chassait les feuilles volantes et se moquait des chiens snobs qui ne supportaient pas que leurs délicates coiffures soient chamboulées par les rafales imprévisibles. Il vivait la belle vie de petit chien avec sa famille adorante du 13ème - Cleland et Sylvie Montand. Et oui, nous adorons Tatou, depuis le jour où nos amis du 6ème, Amy et Missy, ont trouvé ce petit chien, errant tout seul sur les Champs-Élysées, et nous en ont fait cadeau il y a deux ans. Il était sauvage et énergétique, mais bien aimable en dépit de son goût inaliénable pour les sottises. Nous l’avons appelé Tatou parce qu’il a un tatouage du numéro 314159 dans l’oreille gauche.

Sylvie est rentrée à l’appartement après une longue journée au boulot. « Oh, qu’est-ce que j’en ai ras le bol de ces touristes dans le métro qui parlent anglais si fort, comme s’ils étaient seuls au monde. C’est si énervant quand ils massacrent les noms des lieux Parisiens : Ils parlent de leurs visites de la « Aye-fulle Toweur » tout près de la « Sainne Rivere ». Je ne supporte pas ça, surtout après avoir passé une longue journée à enseigner le Français à ces petits enfants qui ne savent pas parler non plus! Oh, là, là!J'en peux vraiment plus! »

Après cette série de plaintes habituelles du soir, Sylvie s’est reposée sur le fauteuil bleu et usé avec l’intention de fermer ses yeux pour un instant et essayer d’oublier les soucis dus au stress de la vie quotidienne. Elle a laissé sa main toucher le sol, attendant la caresse habituelle de Tatou. Mais elle n’a rien senti du tout. Etonnée, Sylvie a ouvert les yeux, mais ne voyait pas son adorable Tatou nulle part. Elle a alors appellé Tatou pour qu’il vienne la réconforter.

« Tatou ! Où es-tu, mon petit ? ».

L’absence inhabituelle des aboiements enthousiastes de Tatou a commençé à gravement l’inquiéter.

Après quelques moments de silence et aucun signe de vie de la part du chien, Sylvie m’a demandé :

« Cleland chéri, t’aurais pas vu Tatou par hasard ? ».

J’ai levé un sourcil, regardant Sylvie par dessus le journal que je lisais. 

« Non, je n’ai aucune idée d’où il se trouve. Si ça se trouve qu’il est peut-être planqué sous le lit comme la dernière fois, » j’ai suggéré.

« Non j'ai déjà vérifié, » rétorqua Sylvie. « Il n’y est pas ».

Après avoir cherché quelques minutes dans l’apartement, nous avons décidé d’élargir nos recherches.

Nous avons commencé par une petite visite chez les voisins d’en face, c’est à dire la résidence d’Hélène et de sa fille Marie. J’ai frappé à la porte et c’est la jeune Marie qui a répondu.

« Salut Marie, »  a dit Sylvie. « Comment va l’école ? » 

« J’m’suis battu avec ce gars Thibaud. Il aimait pas mon ensemble, je lui ai donné un coup de poing et il a couru en pleurant vers la prof., » Marie a répondu.

Nous sommes restez cloués au sol après une telle histoire, mais enfin, Hélène est apparue à la porte. Après un court moment, je lui ai demandé si elle avait vu Tatou quelque part.

« Non, je ne l’ai pas vu, non! »  a-t-elle répondu. « Remarque, j’ai bel et bien vu un chien entrer seul dans le Panthéon, en rentrant du travail, mais j’ai pas vraiment fait attention. C’était peut-être Tatou, après tout."

"Je l’espère…" ai-je répondu " Allez, Sylvie, en route pour le Panthéon!".

Nous avons pris un taxi et nous sommes arrivés au Panthéon par la rue St. Jacques puis la rue d’Ulm. Quand nous sommes descendus du taxi, nous nous sommes vite rendus comte qu’une atmosphère féérique s’était développée. En effet, une foule s’était accumulée autour des marches du bâtiment.

J’ai demandé à un des spectateurs ce qui s’était passé, et il ma répondu qu’un chien fou s’était mis à mettre le désordre à l’intérieur du Panthéon, cassant maints objets de valeur et semant le chaos général.

Sylvie et moi nous avons eu le souffle coupé par cette information inattendue.

« Et si c’était Tatou qui avait fait tout ça? Qu’est-ce qu’on va faire? »  a dit Sylvie.

« Attendons déjà de voir le chien en question » ai-je répondu.

Nous n’avons pas attendu longtemps, puisque cinq minutes plus tard un officier de police est sorti du Panthéon, le chien dans ses bras. Heureusement pour nous, il ne s’agissait pas de Tatou mais d'un chien nettement plus grand que notre bon vieux Tatou. Sylvie et moi avons vraiment été soulagés. Mais en même temps, on ne pouvait s’empêcher de ressentir du regret d’avoir fait fausse piste dans nos recherches pour Tatou.

« Mais alors, où se trouve Tatou ? » Nous nous sommes demandés. « C’est un problème qui reste à résoudre. Où doit-on aller maintenant ? ».

Chapitre 2

             C’était l’après-midi et j’étais encore au Musée d’Orsay, ou je travaille comme conservatrice.  J’étais en train de montrer les œuvres de Monet, un artiste fameux du mouvement impressionniste, quand mon  mobile a sonné. 

 

            « Allo! ici Amy du Musée d’Orsay.  Comment est-ce que je peux vous aider ? » Ai-je dit, parce que je ne reconnaissais pas les numéros sur l’écran de mon téléphone.

 

            « AMY ! » ont crié Sylvie et Cleland ensemble, si fort que je devais séparer mon téléphone de mon oreille.  « Nous avons perdu Tatou !  Nous ne savons pas où il est allé !  Nous avons recherché tout notre quartier sans traces de lui…s’il vous plait pouvez-vous le chercher dans votre quartier ?  Nous ne savons pas ce que nous devons faire. »

 

            J’étais très occupée, mais parce que je leur ai donné Tatou, j’étais obligée de prendre soin de lui.  Mais soudainement, je me suis souvenue que je ne l’ai pas donné seule…Tatou était aussi un cadeau de notre amie Missy.

 

            Immédiatement, je l’ai appelée. 

 

            « Allo ? » a dit Missy.

 

            « Nous avons un problème.  Sylvie et Cleland, ces imbéciles, ont perdu Tatou.  Ils ont pensé que Tatou peut être dans notre quartier.  Allons le chercher. »

 

            « Mais je suis très occupée »  a crié Missy. 

 

            « Qu’est-ce que tu fais ?  Tu ne travailles pas ! » 

 

            Missy ne faisait rien d’important. Son père a été très riche et quand il est mort, Missy, son unique enfant, a reçu sa fortune.  Elle ne travaille jamais.

 

            « Ma journée est pleine.  Je lis mon roman favori dans le Jardin du Luxembourg et je bronze en même temps.  Il fait très beau aujourd’hui!  Ce jardin est très calme.  Les fleurs sont belles et il y a beaucoup d’oiseaux joyeux.  Quand je finirai mon livre, probablement dans une heure, j’irai prendre un café avec Rebecca.  Est-ce que tu te souviens de Rebecca ?  Nous l’avons rencontrée et son petit ami Andrew à la soirée samedi.  Aussi, je veux acheter de nouvelles chaussures parce que j’ai un autre rendez-vous demain avec Henri, cet homme mignon qui m’a emmené à la Tour Eiffel pour dîner hier soir.  Comme tu peux comprendre, je n’ai pas le temps pour chercher Tatou.  Peut-être demain ?   » 

 

            J’ai rigolé.  « Tais-toi!  Sois aux portes centrales du Palais du Luxembourg dans cinq minutes.  D’accord ? »

 

            « Oui. »  a chuchoté Missy

           

            En cinq minutes, Missy est arrivée aux portes centrales du Palais du Luxembourg.  Je suis arrivée en dix. 

 

            « Tu es en retard. »  a dit Missy.

 

            « Bien sûr. »  J’ai souri.  « Puis, j’espère que Tatou va bien sans Sylvie et Cleland.  Il est très petit et aussi il peut se souvenir des jours mauvais de son ancienne vie, avant sa famille adorante.  Où devons-nous commencer à chercher Tatou ? »

 

            « Je ne sais pas.  Je pense que nous devons le chercher près des restaurants dans ce quartier ; peut-être il a faim après tout ce temps. »  a suggéré Missy

           

            « J’ai une bonne idée !  Si nous faisions des affiches avec une photo de Tatou et les mettions dans tout le quartier, tout le monde nous aidera à chercher Tatou ! »  a dit Amy.

           

            « Bien !  Rebecca et son petit ami peuvent faire les avis avec la bonne couleur pour la photo de Tatou avec leur ordinateur !  Je vais les appeler. . . . . 

   

Chapitre 3

 

« Drrrring! Drrring! » Le petit téléphone jaune à l’intérieur de l’ascenseur montant la Tour Eiffel a sonné. Rebecca, une jeune femme de 21 ans qui travaillait dans les ascenseurs de la Tour, a regardé le téléphone avec curiosité. Ce téléphone, depuis qu’elle travaillait dans cet ascenseur, n’avait jamais sonné.

Comme l’ascenseur était plein de touristes, Rebecca ne savait pas trop quoi faire. Elle a hésité, puis a décroché.

« Allô ? »

« Salut Rebecca ! C’est Missy ! »

« Euh? salut Missy! Je ne savais même pas que ce téléphone fonctionnait ! Comment tu as trouvé le numéro ? »

« J’ai mes moyens », a-t-elle dit mystérieusement. « Je t’appelle parce que nos amis Cleland et Sylvie viennent de perdre leur chien, et j’ai besoin de toi. »

« Euh, d’accord. » Elle s’est tournée vers les touristes et a demandé, « Mesdames, messieurs, excusez-moi, mais ma copine elle a perdu son chien, vous ne l’auriez pas vu quelque part, par hasard ? »

Les touristes, un peu perplexes, ont fait signe que non. « Non, désolée, Missy, on ne l’a pas vu  ici! »

« Ah, en fait, Rebecca, c’est pas ça, » Missy a répondu, un peu exaspérée. « On va faire des affiches, et je savais que toi et Andrew vous avez un ordinateur chez vous, donc je voulais te demander... »

Rebecca a fondu en larmes en entendant le nom de son ancien petit ami. « Eerrrhh, en fait, Missy, on a rompu après la fête samedi soir, on vit plus ensemble. » Les touristes s’efforçaient de ne pas éclater de rire.

« Ah, désolée, je ne savais pas ! » Elle a fait une pause, puis a continué : « Tu peux l’appeler tout de même ? C’est que...on a vraiment besoin d’un ordinateur. »

« D’accord, » elle a sangloté. Puis elle s’est rendue compte qu’après avoir rompu avec Andrew elle était devenue complètement fauchée, et elle a essuyé les larmes de ses yeux. « Mais—il me faudra de l’argent. »

« De l’argent ? D’accord, euh...combien d’argent ? »

Rebecca a réfléchi un instant, se demandant combien d’argent elle pouvait obtenir de Missy sans soupçon. « Bon, pour l’encre, ça sera...quatre mille euros ? »

« Quatre mille euros ! » a crié Missy. Rebecca a hésité, puis son amie a continué : « Tu crois que ça sera assez ? »

« Oui, oui, tout à fait. Tu m’envoies la photo du chien et on fera une très belle affiche. »

« D’accord, merci mille fois ! T’es gentille ! »

« Pas de quoi ! »

Deux heures plus tard, Rebecca est rentrée chez elle, un vrai trou au beau milieu du bled, à vingt kilomètres du chic appartement du septième où elle avait vécu jusqu’à samedi. Elle a composé le numéro qu’elle avait juré de ne plus composer.

« Allô ? »

Elle parlait vite : « Salut Andrew! C’est moi, je sais qu’on a rompu mais Missy, son ami a perdu un chien et elle m’a demandé de t’appeler pour ton ordinateur pour qu’on fasse une affiche pour trouver le chien qui manque beaucoup à sa famille. »

Andrew ne disait rien.

« Et je te donnerai mille euros. »

« D’accord!. C’est fait. »

 

 

Chapitre 4

Après avoir fait beaucoup d’affiches, Rebecca et Andrew allaient à pied du métro de Cardinal Lemoine
chez Cleland et Sylvie pour les leur donner.

« Le nombre d’affiches est ridicule ! » s’est exclamé Andrew. « Mon imprimante ne marchera plus. »

« Tais-toi ! Je vais te donner mille euros. Tu pourras en acheter une autre ! »

Andrew a maugréé. « Ce n’est pas étonnant que nous ayons rompu. Salope !. »

« Con ! »

« Qu’est-ce que tu viens de dire ? »

« Nous sommes arrivés ! » a chanté Rebecca avec un sourire.

Ils sont venus à l’appartement de Cleland et Sylvie, en dehors duquel, ils ont vu un autre couple qu’ils ne connaissaient pas.

« Bonjour. Cherchez-vous Cleland et Sylvie ? » a demandé la femme.

« Oui. Nous sommes leurs amis qui cherchent leur chien perdu. Tatou, le pauvre. Nous venons d’imprimer des affiches à poser sur des panneaux dans le quartier. Je m’appelle Rebecca et le fou trop près de moi s’appelle Andrew. Nous avons rompu. »

« Vraiment ? Tant pis, a dit l’homme inconnu malaisément. Je m’appelle Étienne et voici Felicité. Nous sommes pacsés. Nous cherchons Cleland et Sylvie aussi. Et Tatou bien sûr. Cleland nous a téléphoné pour nous demander de le chercher aux Champs-Élysées car nous habitons en mansarde Avenue Georges V. »

« Nous l’avons cherché de l’Arc de Triomphe à la Place de la Concorde. Il n’était nulle part ! » a gémi Felicité, qui a commencé à pleurer. Étienne lui a offert du réconfort.

« Donc, nous sommes venus ici pour le leur dire. Mais, ils ne sont pas là !»  a expliqué Étienne. Nous allons à la Sorbonne pour l’y chercher et nous reviendrons dans une ou deux heures. Voulez-vous nous accompagner ? »

« Non merci. Nous allons aux restaurants et aux cafés du quartier pour apposer nos affiches. Nous téléphonerons à nos amis Georges et Henri qui habitent dans le Marais pour les employer aussi dans la recherche. » a dit Rebecca.

« Je déteste Georges et Henri. » a maugréé Andrew.

« Tu veux ton argent, n’est-ce pas ? »

« Oui... »

« C’est un plaisir à faire votre connaissance, a dit Felicité, avec méfiance. Allons-y, Étienne. »

Surprise par la vitesse du départ de Félicité et Étienne, Rebecca a pris son mobile et a téléphoné à Georges et Henri.

« Allô ? »

« Allô, Henri ? C’est Rebecca. Andrew et moi, nous cherchons le chien de nos amis. Il s’est enfui. Pouvez-vous nous aider ? »

« Zut alors ! Bien sûr ! Georges et moi, nous adorons les chiens ! »

« Oh, merci beaucoup ! Rencontrez-nous au métro Rambuteau à cinq heures et demie. »

« D’accord. A plus ! »

Après être arrivé au métro, les quatre amis sont allés au Centre Pompidou où ils ont vu un chien dans les fontaines de la Place Georges Pompidou mais c’était un petit caniche appelé Baguette. Puis, ils ont cherché Tatou autour du Forum des Halles où Georges et Henri voulaient faire du shopping mais Rebecca leur a dit que la recherche de Tatou était plus importante. Mais ils n’ont pas réussi à le trouver ; ainsi, ils sont allés au Marais. Ils ont demandé à un jeune garçon au Square Louis Achille s’il avait vu un chien mais il leur a dit non. Mais ils n’abandonneraient jamais leur mission...

Pendant ce temps au Jardin du Luxembourg, Missy se plaignait : « J’ai mal aux pieds ! Je suis trop fatiguée ! Je veux faire la sieste ! Je déteste ce chien stupide ! »

« Je suis fatiguée aussi. Téléphonons à Cleland et Sylvie et disons leur que nous n’avons pas réussi et puis, nous pouvons acheter une crêpe et la manger sur un banc » a répliqué Amy.

« Je veux une crêpe nutella-banane ! » s’est exclamé Missy.

 

Chapitre 5  

 

Il venait de pleuvoir quand Sylvie et Cleland sont rentrés chez eux. Ils étaient surpris de trouver Étienne et Félicité, très fatigués, en train de les attendre.

« Étienne ! Félicité ! Avez-vous trouvé notre pauvre Tatou ? » a demandé Sylvie.

« Malheureusement, on ne l’a pas trouvé, » a dit Étienne. « On l’a cherché toute la journée. On a demandé à tout le monde s’il avait vu un petit chien errant dans la rue, mais personne ne l’avait aperçu. »

« C’est dommage, » a dit Cleland, et Sylvie a commencé à pleurer. « Il me semble qu’on a cherché partout. Je ne sais pas ce qu’on doit faire maintenant. »

« Mais quelqu’un devrait voir les affiches, » a répondu Félicité. « Soyez patients. On va le retrouver bientôt. »

« Mais c’est si injuste ! » a crié Sylvie. « Il est peut-être malade ou blessé, tout seul comme ça ! Paris est une ville vraiment énorme pour un petit chien comme lui ! C’est si injuste… »

« C’est la vie » a dit Étienne tristement. « C’est la vie. »

À ce moment-la, quelqu’un a frappé à la porte.

« Entrez ! » a marmonné Cleland.

Andrew et Rebecca sont entré dans la pièce, tout mouillés.

« Pas de chance ? »  a demandé Andrew.

« Pas de chance, » a répondu Cleland sombrement.

« Alors, il y a encore de l’espoir. », Andrew a souri. « Georges et Henri  sont en train de venir. Peut-être  l’ont-ils trouvé? »

« Oh, j’espère que c’est vrai ! » s’est exclamée Sylvie. « Il pleut des cordes, et pauvre Tatou erre dans les rues! »

Il y avait un coup de tonnerre, et avec ça, le bruit des pas sur l’escalier. Tout à coup la porte s’est ouverte avec force, et Georges et Henri sont entrés, suivis par Amy et Missy.

« Tatou a complètement disparu, » a dit Henri. « Du reste, ni Amy ni Missy ne l’ont retrouvé. Personne ne l’avait vu dans le Marais. »

Cleland a passé la main dans les cheveux. « Comme il est tard, peut-être devrions-nous manger. On ne peut penser quand on a faim, vous savez. Je peux préparer le dîner, si vous m’aidez ; j’ai des restes dans le frigo. On peut faire des sandwiches, alors, faites comme chez vous. »

Ils venaient de manger quand le téléphone a sonné.

Cleland a décroché le téléphone. « Allo ? »

Pendant qu’ il écoutait attentivement, tout le monde attendait en silence. Et puis :

« Vraiment ? Vous avez vu notre affiche et vous croyez que notre chien est au jardin du Luxembourg ? Merci ! Merci mille fois ! Nous arrivons tout de suite ! » Il a raccroché le téléphone.

« Vraiment ? C’est pas une blague ? Tatou est au jardin du Luxembourg ? »  a demandé Georges. « C’est-à-dire, ne soyons pas trop optimiste, mon ami. »

« Alors, c’est impossible à dire, » a admis Cleland. « Mais allez venez, il n’y a pas de temps à perdre ! On peut y courir, c’est pas loin ; une affaire de cinq minutes, pas plus. »

En quelques minutes, les dix sont arrivés au parc ; il ne pleuvait plus.

« Tatou ! Tatou ! » Sylvie a appelé son petit chien errant. Ils sont tous criés : « Tatou ! Tatou ! »

Rien.

Et puis, au loin :

« Ouah-ouah ! Ouah-ouah ! »

Ils ont couru dans la direction du bruit, et en bas d’une colline, ils ont finalement trouvé le petit Tatou. Ou, plus précisément, une petite boîte en carton qui se trouvait entre deux arbres.

« Ouah-ouah ! Ouah-ouah ! » a dit la petite boîte.

Et quand les dix ont ouvert la boîte, ils ont aperçu un Tatou très triste et très mouillé.

« TATOU ! » ils sont tous criés. Cleland avait un grand sourire sur le visage ; Sylvie a commencé à pleurer encore une fois. Tout le monde était soulagé ; Tatou était sain et sauf après tout.

Cette nuit-là, il est revenu chez lui.

FIN